Sir Güdel 29.04.-30.05.2022

Vernissage Vendredi 29 avril 2022 à 18h30



SIR GÜDEL

29.04. - 30.05.2022



En cassant les limites entre la figuration et l’abstraction, l’artiste réalise une oeuvre dont le processus créatif est primordial. La vérité est ailleurs, loin des préceptes de l’art contemporain actuel et au plus proche des émotions de l’artiste. Tous les éléments sont réunis ici, à la Galerie du Griffon, pour que la rencontre entre les œuvres et le regardeur puisse se faire.

"Avec les toiles de Güdel, la couleur abonde, coule, autant qu’elle se fond derrière d’exquises taches blanches. Vous y verrez ce qu’il vous plaira de voir. Des traits fins et sinueux, bruns-noirs, quasi perpétuels (sans être systématiques) guideront votre œil. Ils donnent du rythme au blanc et surtout, structurent la peinture. Connectons-nous à nos émotions à présent pour voir et ressentir. Tous les éléments sont réunis ici, à la Galerie du Griffon, pour que la rencontre entre les oeuvres et le regardeur puisse se faire ; il suffit d’écouter ce à quoi les oeuvres de Sir Güdel font écho en chacun de nous."


Aude Robert-Tissot, 2020



Huiles sur toile - 180x150 cm






Après avoir fréquenté l’Académie de Meuron à Neuchâtel, Sir Güdel, d’origine neuchâteloise, a obtenu un diplôme de graphiste à l’École d’arts appliqués de la Chaux-de-Fonds (EAA). Il a ensuite expérimenté la prestigieuse École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) où, selon ses dires, il y a tout appris : « absolument tout ce qu’il ne fallait pas faire. » L’artiste a bénéficié ensuite d’une bourse de la ville de Neuchâtel pour séjourner à Bruxelles en 2015, puis à Berlin en 2016. Il expose régulièrement ses oeuvres depuis 2014 dans des expositions individuelles et collectives. Ainsi, c’est loin de la doxa des écoles et de sa ville d’origine que l’artiste se connecte au plus près de ses émotions et de ses ressentis afin de peindre des toiles de manière à toucher sa vérité au plus près. Si pour l’artiste le concept ne compte pas, le processus, lui, est au centre de sa pratique. Seule la peinture, la matière, dicte ses gestes.


Sir Güdel vit à Berlin depuis trois ans et demi, une ville dont il apprécie l’anonymat, une certaine liberté qui lui permet de se consacrer entièrement à sa pratique artistique. Car oui, Güdel ne plaisante pas avec sa peinture, elle est sérieuse et entière, oscillant entre figuration et abstraction. L’artiste crée également des objets autour du personnage du champion du monde de l’art contemporain — de la coupe au livre d’encyclopédie — qui sont autant d’éléments servant à mettre à distance avec ironie la pression et l’investissement propres à la création. Güdel peint inlassablement car c’est dans cette pratique qu’il se sent le plus intensément vivant. Un sentiment sûrement amplifié par la souffrance, l’artiste étant allergique à la peinture à l’huile et à ses composants toxiques. Mais hors de question pour lui de changer de matériau, la qualité avant tout ! C’est ainsi que vous pourriez croiser l’artiste en combinaison de protection, muni de lunettes, — en véritable fantassin — se battant pour le titre de champion du monde de la peinture, ou du moins, pour sa peinture.