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Monique Laederach: portrait en langues parlées

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Dernière mise à jour : il y a 1 heure


L’ensemble de ce programme de fête et de réflexion Monique Laederach en langues parlées se déroulera les 6 et le 13 juin, à la Galerie du Griffon, lieu d’exposition, d’édition et de rencontres artistiques à Neuchâtel.







Un programme de tables rondes, déambulations poétiques, expositions et interventions décalées.


Plus de cinquante ans après ses premiers textes, ses livres résonnent avec une actualité saisissante. Monique Laederach mettait en valeur les paysages et les réalités neuchâteloises sous de nouveaux éclairages. Elle aimait les bistrots, les marges, les îles, les gamins de la rue des Moulins et de grands airs de piano. «Elle était en avance sur son temps», dit une de ses voisines croisées par hasard.


L’ensemble de ce programme de fête et de réflexion Monique Laederach en langues parlées se déroulera les 6 et le 13 juin. Il a été conçu par la compagnie des autres d’Alexandre Caldara et sa collection Pulp aux éditions du Griffon. Avec le précieux soutien du service de la cohésion sociale de la Ville de Neuchâtel, dirigé par Luana di Trapani et celui des Affaires culturelles, dirigé par Gaëlle Métraillier et s’inscrit le jour de l’inauguration officielle de la nouvelle place du Clos-de-Serrières qui se déroule de 11 heures à 12 h30.


Samedi 6 juin, 14 heures 15, au foyer du collège de Serrières en face de la Place Monique Laederach (environ 45 minutes)


Table ronde «Amitié et engagement»

Avec Lou Lepori et Jean-Pierre Jelmini.

Animée par Alexandre Caldara, cette table ronde réunit trois proches de l’écrivaine. Ils évoqueront leurs liens avec Monique Laederach ainsi que l’importance de la notion d’amitié dans son œuvre littéraire foisonnante comme dans cette vie qui semblait parfois ressembler à ses romans.


Lou Lepori Doctorə en Theaterwissenschaft, Lou Lepori travaille depuis trente ans comme correspondant de la Radio Suisse Italienne (ReteDue) à Lausanne; iel a publié des essais sur le genre, la traduction et le théâtre; des recueils de poèmes (dont « Quel que soit le nom », Prix Schiller) et cinq romans. Chargéə de cours à l’Université de Genève, iel travaille sur la présence queer et anarca-féminisme dans la littérature italienne du XXe siècle. Iel a traduit, entre autres, Monique Laederach («Voci sparse d’ombra», autrice qui l’a profondément influencéə et avec laquelle iel a entretenu une correspondance riche.

Jean-Pierre Jelmini naît en 1942 au Val-de-Travers. Formé à Genève et Engelberg (OW), il obtient une licence ès lettres à Neuchâtel. D’abord enseignant à Saint-Aubin puis au Gymnase cantonal, il est conservateur au Musée d’art et histoire de Neuchâtel de 1972 à 2000. Ses travaux ont été récompensés par le Prix de l’Institut neuchâtelois en 1993 et par un doctorat h.c. de l’Université de Neuchâtel en l’an 2000. Il partagera ses nombreux souvenirs et échanges avec l’auteure et se réjouit de redonner «corps» au débat autour de son écriture.


Samedi 6 juin, 17 heures, départ de la Place Monique Laederach, au clos de Serrières et montée jusqu’à la galerie du Griffon (environ 1 heure)

Déambulation poétique Serrières griffonne pour Monique.

Avec Cléa Chopard et Alexandre Caldara (environ 45 minutes)

Les deux performeurs se plongent dans la matière vive de la poésie complète pour Cléa et des romans pour Alexandre et leur donne une résonance en mouvements et des éclats de poésie sonore. Tout cela au contact de l’histoire vivante de Serrières, ses murs, ses fresques, son patrimoine industriel et la nature belle et farouche de son vallon.


Samedi 6 juin, 18h30 Galerie du Griffon. Vernissage du livre La partition dans la Pulp Collection aux éditions de Griffon.

Une réédition des poèmes coup de poing de 1982 avec des collages amusés et ironiques de petites annonces. Le texte est précédé par Coupures, une préface inédite de Cléa Chopard où elle thématise les visions d’hier d’aujourd’hui du corps des femmes et la matière de l’écriture.


Samedi 6 juin, 19 heures Galerie du Griffon, Table ronde Littérature et engagement (environ 45 minutes)

Avec Cléa Chopard, Claude Darbellay, Anne-Frédérique SchlaeppferModérée par Alexandre Caldara


L’œuvre et la vie de Monique Laederach restent marquées par son engagement notamment autour des questions liées à la féminitude et au féminisme dans ses fictions ou ses poèmes sans jamais abandonner la question fondamentale du style littéraire. Elle fut aussi engagée en politique au parti socialiste et prenait souvent à parti des élus par des interpellations écrites. Cette table ronde abordera ces questions.


Née en 1989, Cléa Chopard vit à Genève. Elle a étudié à la Haute École d'art et de design. Écrivaine et traductrice, elle développe un travail aux formes diverses où le versant décoratif de la langue, le corps et les maladies forment des motifs récurrents. Elle a publié Ancolie commune, dans la revue de l’Ours Blanc, chez Héros Limite, en 2017. Elle a découvert le travail de Monique Laederach dans le cadre de sa préface et livre une vision très personnelle de l’œuvre poétique de Monique.


Claude Darbellay est né en 1953. Dès l’âge de 18 ans, avant d’enseigner le français et l’anglais, il exerce divers métiers manuels, vit à Londres, en Espagne, en Italie, en Amérique. Exercice de décentrement, de relativisation qu’il poursuit dans son œuvre sous forme de poèmes notamment avec Si les crabes changeaient de direction. De récits l’Ile; le Frère, de romans, le Ciel plié; Les prétendants. Il réside dans le canton de Neuchâtel. Il a côtoyé Monique Laederach dans le très politisé Groupe d’Olten, polémiqué avec elle et Anne-Lise Grobéty sur «l’écriture féminine», partagé des repas émouvants  et bien sûr lu ce qu’elle écrivait au fil des publications.


Anne-Frédérique Schläpfer est chercheuse en littérature associée aux Universités de Genève et de Fribourg. A Fribourg, elle mène une recherche portant sur les formes de l’engagement littéraire dans la littérature de Suisse francophone au cours du XXe siècle. Cette recherche a pour ambition d’interroger l’idée selon laquelle la littérature romande serait foncièrement désengagée et coupée de toute préoccupation politique ou sociale, sous des facettes historique et esthétique, notamment à travers le Groupe d’Olten. À la fois historique et esthétique, cette étude explorera les formes de l’engagement littéraire en Suisse romande entre les années 1910 et 2010 Elle a aussi coordonné un dossier «Trouver forme» autour de Monique Laederach à la Revue de Belle Lettres.

 

Samedi 6 juin Galerie du Griffon, dès 20 heures apéritif et grand barbecue offerts.

Exposition «L’ombre où m’attire le fonds Mola» Monique Laederach: écritures, peintures et photographies


A voir du 6 au 13 juin au Griffon, chemin de la justice 20, sous la gare des Deurres. Vernissage le 6 dès 18 heures, finissage le 13 dès 18 heures.

Il s’agit d’une immersion poétique et subjective dans les 8,73 mètres linéaires du fonds MOLA de la Bibliothèque publique de Neuchâtel. Illustrée par des photos personnelles à plusieurs moments de sa vie, des correspondances riches avec ses frangines et d’autres écrivains, des documents émouvants comme des journaux intimes. Et autour d’œuvres visuelles fortes qui montrent notamment son amitié et collaboration avec le peintre Jean-Michel Jaquet, le public peut entrer dans une œuvre puissante et personnelle. Journaliste et poète Alexandre Caldara a imaginé un parcours ludique et délicat grâce à ses recherches et l’aide précieuse de Martine Noirjean de Ceuninck, archiviste de ce fonds.Cette exposition comme les tables rondes a été conçue avec le soutien de la Bibliothèque publique de Neuchâtel.


Finissage de l’exposition Dans l’ombre où le fonds MOLA m’attire le 13 juin à la Galerie du Griffon, dès 18h30.Regards décalés et fertiles sur l’œuvre de Monique Laederach

19 heures De la femme séparée à enfin seuleCarte blanche à Florence Hügi

Que se passerait-il si Monique Laderach et Lauren Bastide se rencontraient?

L’une écrit La Femme séparée en 1982. L’autre publie Enfin seule plus de quarante plus tard. Entre les deux; des générations de femmes, quelques conquêtes, beaucoup de fractures et la même question qui continue de traverser nos vies que devient une femme lorsqu’elle cesse d’être organisée autour des autres? Entre déchirure pour l’une et reconquête pour l’autre nous essaierons de nous situer à notre tour et de nous demander: et nous, dans tout ça?Florence Hügi — Les Filles d’Olympe Ancienne journaliste, coach narrative et formatrice d’adultes BFFA, elle crée des espaces mêlant féminisme pragmatique, créativité, pensée critique et intelligence collective. Son travail explore les récits qui façonnent nos vies pour mieux les déconstruire, les déplacer et, parfois, les réinventer. 

20 heures Deux amitiés avec des avant-gardistes Monique Laederach et Dodo la liberté avant tout

Alexandre Caldara évoque deux amitiés des années 2000 avec des personnes incarnant pour lui l’avant-garde Monique Laederach dans le domaine de la littérature et Dodo Christian Addor, dans le domaine des musiques actuelles. Hasard du calendrier, ils seront tous deux célébrés le 6 juin. Ils aimaient les collages, les juxtapositions d’univers étranges, les bistrots, les univers interlopes.


20h45 Karma Chaos DJ Set

Le musicien Franz Hausammann proposera une performance Karma Chaos, une exploration de disques de l’exceptionnelle collection de Christian Ador dit Dodo qu’il vient de sauver et qu’il souhaite voire conserver dans des archives nationales. Un moment de découverte musicales rock et electro, pointue, ludique et une fête de clôture au programme Monique Laederarch en langue parlée.



Alexandre Caldara, originaire des Pouilles et de la Catalogne, est né à Neuchâtel en 1977 où il vit. Il est poète, journaliste et performeur. Il a fondé seul La compagnie des autres. Il a publié une dizaine de romans poèmes chez des éditeur romands. Il se remémore avec beaucoup d’émotion sa complicité avec Monique Laederach qui lui a permis de grandir.


 




 

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