• Vernissage de l'exposition le 9 férvrier 2017

IVAN MOSCATELLI : STRASS, PAILLETTES, AMOUR ET CALICOTS - MOSCATELLI SE MANIFESTE ET MANIFESTE


Vernissage Jeudi 9 Février 2017

Entretien d'Ivan Moscatelli avec Patrice Allanfranchini :

Pourquoi manifester ?

Tout être humain est un manifestant instinctif. Il manifeste dès ses premiers vagissements pour ses besoins vitaux. Ensuite par ses contrariétés enfantines, sa révolte d’adolescent, ses déclarations d’amour enflammées. Plus tard, ce seront des manifestations de haine et de douleur. Et pour finir, il manifestera sa résignation ou ses peurs face à la mort. Les manifestations revendicatives dans un espace public sont logiquement spectaculaires et à but médiatique. Les manifestants clament haut et fort leurs droits les plus perceptibles, sans dévoiler leurs demandes intimes car ils ne souhaitent pas partager avec autrui leur face cachée Mes phallus manifestants comblent ce vide,épaulés par l’humour et l’autodérision.

Pourquoi le sexe de l’homme plutôt que celui de la femme ?

Je suis d’avis que le sexe de l’homme avait besoin d’une invitation à l’humilité. Prétentieux lorsqu’il est en état d’érection, il se retrouve mou comme un lombric après avoir proclamé sa virilité.Invertébré, sans muscle, baudruche remplie de sang, il opprime depuis la nuit des temps le sexe de la femme avec l’arrogance propre aux conquérants. Il est temps d’apprendre ou de réapprendre le respect que l’on doit à la femme et à son sexe.Donc, pas de vagins manifestants !

Que dire des slogans ?

J’ai éprouvé le besoin de donner la parole aux zizis, aux bites, aux guiguis, aux bistouquettes, aux zobs, aux triques, aux petits joufflus… bref ! A toutes ces créatures si bien énumérées par Pierre Perret. Parce que finalement, eux non plus n’ont pas une vie facile. Derrière leur vanité, on peut apercevoir leur misérable condition de travailleurs prolétaires, d’exploités sans droit de décision et de leur destin. Je constate leur statut d’opprimés dans un espace restreint, privés de lumière et à proximité d’un orifice malodorant. J’ai estimé nécessaire de fournir des pancartes à ces maltraités pour qu’ils y écrivent des revendications, leurs espoirs, leurs messages de soutien.

Quelle relation avec l’art ? Cela dépend de quel art. Aucune relation avec l’art officiel des politiquement corrects et des détenteurs de vérités culturelles. En revanche, une belle relation d’amour à l’art de vivre libre !

L'exposition :


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